Blog de Tara, ONG pour les enfants des rues à Delhi, Inde.

vendredi 28 novembre 2008

Papa a téléphoné !

Dimanche, après un long, très long silence, le papa de Lokesh et Rajesh a appelé ses fils.
(Cliquer pour agrandir deux petits garçons nageant dans le bonheur)


Lokesh, un peu grognon ces derniers temps, s'est illuminé. "Mon papa va m'acheter une voiture", a-t-il dit après avoir raccroché. Lokesh a un papa et ce papa est assez fort pour lui acheter une voiture. C'est tout ce qui compte. Le reste est oublié.


Rajesh attendait cet appel depuis des semaines. Pourtant, c'est avec méfiance et ressentiment qu'il a accepté la conversation. Comment papa peut-il rester sans donner de nouvelles pendant des mois ?? Après quelques minutes de convsersation, il s'est finalement dégelé.

Quelques clics de l'atelier photo

Depuis que nous avons annoncé un concours photo, les garçons rivalisent d'idées farfelues pour prendre la meilleure photo. Voici quelques unes des techniques utilisées.

Sameer et Lokesh déclament en anglais

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Si vous avez saisi tous les détails, envoyez-nous un email pour nous aider à comprendre toutes les subtilités de ce morceau de littérature.
Ci-dessous la 2e partie (pour les fans, uniquement):
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Silence, on tourne

Nous sommes en train de tourner les dernières scènes de notre film. Nous ne pouvons révéler le scénario pour le moment (nous craignons l'espionnage industriel de Bollywood) mais les enfants se donnent à fond, ainsi que notre volontaire Thibaud. Montage, sous-titres tout doit être prêt pour la projection officielle le 6 décembre prochain.

Vous pouvez voir Suman et Afrez, à fond dans leur personnage. Si seulement nous pouvions obtenir le même niveau de concentration pour les cours d'Anglais!

Vous ne saviez pas, pour le film ? Voyez notre dernier post sur le sujet.

mardi 25 novembre 2008

Suraj et Sunil ont eu 13 ans

Suraj et Sunil viennent de fêter leur anniversaire, à deux jours d'intervalle.
Et pour une fois, au lieu de recevoir des habits issus de donations, ils se sont rendus dans un magasin et ont pu choisir. Après en avoir essayé une bonne dizaine, ils étaient un peu étourdis. "Je crois que je ne sais pas très bien ce que j'aime, finalement" a réalisé Suraj dans un accès de lucidité. "Moi au moins, il y a une chose que je sais : je ne porterai plus jamais de ceinture rose à pois blancs" a expliqué Sunil, gentiment mais fermement.
(Voir notre avant-dernier post pour un zoom sur Sunil et sa ceinture rose)
((Chers amis, si jamais vous donnez des habits, soyez sympas, évitez la ceinture rose!!))

Obtenir la date de naissance des enfants n'est pas facile parce qu'ils viennent d'un milieu socio-culturel où les certificats de naissance et les anniversaires sont considérés comme des luxes.
Quand nous ne pouvons obtenir la date exacte, nous essayons au moins de deviner l'année en discutant avec les familles. Pour la date et le mois, nous utilisons celle de leur arrivée à Chaya.

Depuis peu, nous avons affiché les dates de naissance et les âges dans le hall. Les enfants sont très intéressés par ces révélations chiffrées et se rassemblent régulièrement devant pour débattre longuement des conséquences sur l'organisation du groupe et de ses instances décisionnaires. Ou plus simplement: qui est préposé au nettoyage des wc (bas de l'échelle) et qui a le droit d'ouvrir la porte (la plus haute distinction).

jeudi 20 novembre 2008

Un article sur Chaya


Un reportage nous est consacré sur l'excellent site "Aujourd'hui l'Inde" à l'occasion de la Journée Mondiale des Droits de l'Enfant. C'est par ici.

mercredi 19 novembre 2008

Sortie au Fort Rouge

Pour notre seconde sortie, nous avons décidé d'emmener les enfants dans le métro flambant-neuf de Delhi. Avant d'affronter la foule en furie d'un dimanche après-midi, nous avons constitué 3 groupes et donné des instructions. (Cliquez sur les images pour retrouver votre chouchou)


Les grands : Sunil, Suman, Asif, Suraj, ont été confiés à la surveillance de notre chauffeur Bahadur. Les enfants se sont rapidement débarrassé de leur chaperon et on vécu leur vie dans le métro, nous suivant ou nous précédant de loin, se cachant et s'amusant beaucoup avec les escalators.
Les moyens : Shyamu, Ramu, Afrez, Ifrez, encadrés par le grand frère Sidhu et Revati notre volontaire. Afrez et Ifrez ont pris chacun une main de Sihu et ont posé beaucoup de questions, surtout quand ce n'était pas le moment. Shyamu et Ramu se sont accrochés à Revati. Ils ont trouvé que le métro de Delhi n'était pas très différent de la jungle du Jharkhand dont ils sont originaires.
Les petits : Lokesh, Kishan, Sameer, Rajesh, agglutinés autour de et sur Pascal comme les moules au rocher, hallucinés par ce monde souterrain.


Grâce à l'atelier photo de Revati, plusieurs des garçons commencent à devenir de bons photographes. Ci-dessus deux de leurs portraits.
Nous vous présenterons bientôt une sélection de leurs productions.


Nous sommes parvenus au Fort Rouge. L'occasion d'inventer plein d'histoires avec des rois, des reines, des ennemis et des fantômes.
Revati leur raconte et leur demande beaucoup d'histoires pour développer leur sens de la naration. Les grands ont maintenant compris qu'une bonne photo est une photo qui raconte une histoire.

En rentrant de l'école

video   Déjà 2 heures, l'école est finie. On note un léger relâché dans le port de l'uniforme. Par contre, nette amélioration côté constitution d'une file indienne.

"Bye, bye, Sir", disent-ils mais où croient-ils qu'ils vont ??
Il y a même un crâneur qui dit "A demain" pour impressionner nos internautes francophones.

mercredi 5 novembre 2008

Joyeux Diwali !

video   Diwali, la grande Fête annuelle de Lumières, était très attendue par les enfants. Nous avons joué tout l'après-midi et à la tombée de la nuit, les enfants se sont vus remettre des pâtisseries et de nouveaux vêtements. Puis ils ont allumé des dizaines de petites bougies.
Au fait, pourquoi célèbre-t-on Diwali ? Pour les Hindous, c'est une commémoration du retour du Seigneur Ram, après un exil de 14 ans dans la forêt et sa victoire sur le roi-démon Ravan. Ifrez vous explique tout ça.
video   Diwali, c'est aussi un énoooorme dîner. Tout le monde est mobilisé à la cuisine pour aider, à l'exception des petits pour qui c'est la première suprise-party (yeah).
video   Apogée de la célébration, nous montons sur le toit et allumons les feux de Bengale…
Les garçons vous souhaitent ainsi qu'à votre famille un joyeux Diwali. Que la lumière soit dans vos cœurs pour une années entière.

Et si cette lumière eut se convertir en un parrainage, vous aurez fait de Diwali 2008 un moment vraiment exceptionnel !

Travaille ton corps

video   Par un bel après-midi d'octobre, les enfants sont passés devant un club de musculation et ont été autorisés à s'attarder. Cette nouvelle aventure les a beaucoup intéressés et voici qu'ils décident, de retour au foyer, de procéder à une démonstration.

Attention, vidéo à haute teneur en testostérone.

L'art de la ligne

video   Pour des raisons de sécurité évidentes, nous demandons toujours aux enfants de marcher en ligne quand nous quittons le foyer.

Mais former une queue avec 13 garçons excités à 17h30 pour aller au parc n'est pas chose aisée, comme vous pouvez le constater...

Shyamu et son frère, Jacques

video   Les enfants chantent avec Annick, en anglais, en hindi et en français.

Mesdames et Messieurs, un tonnerre d'applaudissements pour Shyamu qui va vous interpréter "Frère Jacques"!

PS : Vous observerez la justesse et la qualité de la diction...

Chaya TV

Salut à tous, je suis Thibaud, j'ai 22 ans, je suis étudiant à Delhi et volontaire à Chaya.

Je suis responsable de l'atelier vidéo.
Je viens chaque semaine à Chaya pour enseigner aux grands le maniement d'une caméra. Maintenant qu'ils ont acquis les bases de la technique, nous avons décidé préparer notre propre film.

Nous avons d'abord rédigé un script puis des dialogues. Les enfants répètent maintenant leurs scènes... Bien entendu, dès que notre film sera prêt, il vous sera présenté en avant-remière sur ce blog ! Vous pourrez vous rendre compte par vous mêmes qu'ils sont bons acteurs, très bons pour certains et aussi très naturels. A la vue des premiers rushes, nous avons tous été impressionnés.

Et moi je suis très fier d'eux !



Sortie à la Porte de l'Inde

Fin septembre, nous avons tenté notre première sortie.
Nous étions tous très heureux de sortir du triptyque foyer-école-parc. Les enfants ont poussé des cris de joie à l'arrivée du minibus, comme si nous partions en vacances. Emprunter les ponts routiers les a particulièrement amusé.



Les garçons voulaient visiter la célèbre porte de l'Inde, sorte d'Arc de Triomphe local. Il n'est pas certain que tout le monde ait attentivement écouté les explications historique sur la construction du monument. Il faut dire que les enfants s'étaient vu confier des appareils photos numériques avec pour mission de réaliser un photo-reportage. Une bonne occasion de pratiquer leurs cours de photos, de réfléchir au cadrage, à l'exposition, au choix des sujets… Exercer leur esprit critique, comprendre qu'un même sujet peut être traité de différentes manières, choisir ce qu'on veut montrer et raconter.

Sur un petit lac avoisinant, nous avons loué deux bateaux à rame et entrepris une course...



L'équipe N°1 (menée par Suman et Suraj, triomphants comme vous le constatez ci-dessus) l'a emporté haut la main, puisque la malheureuse équipe N°2 n'est parvenu qu'à produire que des cercles et n'a enregistré aucune progression linéaire. Embarqué sur cette machine à faire des ronds dans l'eau, Lokesh, 5 ans, était désespéré: “Notre honneur est foutu”.
Une réaction très indienne dans l'esprit...

Nous sommes rentrés au foyer en fin d'après-midi, épuisés mais heureux.

Emploi du temps

5 heures
Jaan, Sidhu, Suman, Suraj, Sunil et Javed se lèvent et se rendent à leur cours de Tae Kwon Do au club local d'arts martiaux.

6 heures
Le veilleur de nuit réveille les autres enfants. Tout le monde se brosse les dents (en Inde, on se brosse les dents au réveil) et va courir 15 mn dans le parc voisin, à l'exception des petits Lokesh et Sameer qui dorment un peu plus longtemps.

6 heures 30
Les enfants attrapent un balais, une serpillière ou une éponge et nettoient le foyer. Vishnu le cuisinier fait son entrée et prépare le petit déjeuner les en-cas pour 11h. Les garçons se répartissent entre les 3 salles-de-bains. Malheur au coquet qui y passe plus de 10 minutes !

7 heures 30
C'est l'heure de la "prière": “Je suis élève à Tara. Je considère que tous les hommes et les femmes de cette terre sont égaux. Je me traite avec respect et amour. Je traite toute personne avec respect et amour. Je dis la vérité. Je suis une personne bien. Et aujourd'hui, je travaillerai à devenir encore meilleur.” Céréales, lait, fruits et compléments alimentaires pour tout le monde, vérification des uniformes et les enfants partent à l'école en minibus.

8 heures
École. Les cours en anglais sont difficiles dans les premiers temps mais les enfants s'habituent vite.

14 heures
Retour à Tara supervisé par la directrice pédagogique. Déjeuner préparé par Vishnu puis temps calme.

15 heures 30
Arrivée des volontaires pour les tutorats et ateliers. Les enfants sont divisés en 5 groupes (les minuscules, les petits, les moyens, les juniors et les seniors). On étudie l'anglais, le français, l'informatique, le yoga, la musique, la photo, la vidéo, la danse.

18 heures
Sport au parc, qui consiste essentiellement à se bagarrer et à courir après une balle. Indispensable défouloir après une longue journée d'études.



19 heures
Dîner

20 heures
Chambre N°2, une volontaire lit une histoire aux petits, qui s'endorment généralement au bout de 5 minutes, ce qui présente un avantage économique certain en nous permettant de lire encore et toujours les mêmes histoires. Chambre N°2, le veilleur de nuit lit pour les moyens qui, eux, veulent connaître la fin de l'histoire ! Chambre N°3, les grands discutent de différents sujets : les filles, les filles et les filles.

9 pm
Extinction des feux

Mots d'enfants

Parfois, la confrontation des garçons de Tara avec des volontaires occidentaux donne des histoires cocasses. En voici quelques unes…

L'Occidental : Dans mon pays, nous n'avons pas ces grands perroquets verts.
L'Enfant : Ah bon ? Vous n'avez que les grands rouges ?
L'Occidental : Non, nous n'avons pas de perroquets du tout.
L'Enfant (qui résume pour ses copains): En France, ils n'ont pas d'oiseaux.

L'Occidental vient d'expliquer le mot « délicat » et demande un exemple à la classe.
L'Enfant : Monsieur, par exemple vous êtes délicat parce que quand nous n'apprenons pas nos leçons, vous ne nous battez pas.

L'Enfant : Comment dit-on « massala » en anglais?
L'Occidental : Euh... Nous n'avons pas de massala en Europe.
Les enfants (qui n'en croient pas leur oreilles) : Mais alors, comment cuisinez-vous ?!?

Nous regardons un film. Le jeune héros rentre dans sa luxueuse maison.
Enfant 1 : Waaah ! C'est sa maison ?
Enfant 2 : T'es fou, ça peut pas être une maison, c'est bien trop grand. Ça doit être son école.

L'Occidental est en train de se mettre de la crème hydratante sur le visage.
L'Enfant (surpris): Monsieur, qu'est-ce que vous faites ? Vous êtes déjà assez blanc comme ça !

L'Occidental : Pourquoi tu as mis tout ce sucre dans mon thé ?
L'Enfant : Monsieur, c'est parce que je vous aime beaucoup.

Sur le tableau noir, les enfants ont dessiné un vieil homme chauve avec un air sévère.
L'Occidental (la trentaine, légèrement dégarni) : Quel beau dessin ! Ça représente qui ?
Les enfants : Monsieur, c'est vous.

L'Occidental explique "Moi-même", "Toi-même" etc. et demande un exemple à la classe.
L'Enfant : Monsieur, vous nous avez promis un nouveau foyer mais comme ça prend trop de temps, on va vous aider. On va aller dans la jungle, couper des bambous et constuire le foyer nous-mêmes.

L'Occidental vient de rapporter une carte de l'Inde : Regardez les enfants, c'est l'Inde !
L'Enfant : Monsieur, ce n'est pas l'Inde, c'est juste un dessin.

lundi 3 novembre 2008

Salon pour Chaya, tout sur la journée

Récit par Anne Regaud, Salon de Provence

Le panel de photos représente les préparatifs, la place de l'animation, Olivier et l'animateur, Jessy faisant sa quête des euros, des stands, les différents groupes, Romain et Bulle journalistes en herbe, et le pot d'amitié final.

Les préparatifs avaient commencé dans la semaine, chaque commerçant et moi -même triions et déposions tous les objets utiles (tables, chaises, livres d'occasion, petits paniers, gobelets en plastiques, verres, bouteilles de jus de fruit, bonbons, jeux pour enfants..) , pouvant être stockés dans les remises des magasins. Les ballotins de bonbons, de petits sablés étaient confectionnés également.

Nous avions tous les yeux rivés sur la météo car le temps était très orageux ces derniers jours, et tout pouvait être annulé, les concerts ne pouvant pas se passer sous la pluie !

Y aurait-il du monde ? Quelle serait l'ambiance ?... La crainte que tout rate était présente !!

La nuit de vendredi à samedi fut courte et je me levais à 6h pour préparer pizzas, gâteaux frais. Rendez-vous à 9h pour aller chercher des tapis chez différentes personnes. Ces derniers allaient remplacer la scène car la mairie en avait refusé le prêt . Nous restions dans l'harmonie orientale : un concert sur des tapis, cela ne me gênait pas.

Samedi matin, le temps était radieux. Les tapis dans la voiture, quelques tables récupérées en chemin , me voilà arrivant sur la place destinée à la manifestation. Jessy, un ami du disquaire, avait commencé la décoration. Je lui confiais quelques serviettes en papier ayant des illustrations indiennes, quelques pots de fleurs et autres objets décoratifs . Jessy tendait des cordes, faisait, défaisait et refaisait sa déco. Des affichettes avaient été mises en place.

Olivier , le disquaire accueillait les musiciens du premier groupe. Les dernières boissons étaient cherchées chez Mathieu Ségui, responsable du magasin," de la Vigne à l'Olivier". Tout le monde souriait, enjoué . La mairie avait donné l'ouverture des installations pour 14 h, il nous fallait patienter pour ne pas avoir de remontrance. Un pique-nique pris tous ensemble, nous installions les tables et multiples installations (présentoirs de livres, le "chamboule tout" pour les enfants à des endroits précis; tables pour le maquillage, boissons et gâteaux...)

Vers 14h15 des Salonais commencèrent à arriver. Le soleil rayonnait et l'ambiance générale nous laissait entrevoir un bel après midi de partage. Le premier groupe se mit au micro, les spectateurs s'installant sur les chaises prêtées par la brasserie "Le Bureau".

Progressivement, la foule allait et venait. Jean-Luc, l’animateur, relançait les spectateurs pour la bonne cause : ramener de l'argent pour Chaya.

Le stand de livres d'occasion eut beaucoup de succès et fit des heureux. Les enfants d'Olivier le disquaire étaient responsables du "Chamboule -tout', ayant pris soin de décorer auparavant les boîtes de conserves avec des marqueurs colorés. Leur petite boîte de dons à côté d'eux, ils se sentaient responsables et faisaient payer les petits participants au jeu . Des jouets étaient gagnés lorsque les boîtes étaient renversées. Tout le monde était content de participer.

Une maman s'installa à une petite table animant le stand de maquillage pour enfants. Elle prit son rôle très à cœur. Aimant l'ambiance régnante, elle me fit la proposition de participer en octobre prochain à un rassemblement pour des bonnes causes (je représenterai Chaya !).

En même temps, le journaliste de la Provence voulut me voir et compléter son article, un adjoint de la mairie fit de même. Les jeunes journalistes de l'équipe O2zone poursuivaient leur reportage et faisaient le tour des différents commerçants animateurs.

Les groupes musicaux s'enchaînèrent. Jessy (le décorateur) passa régulièrement avec la grosse boîte de dons "Chaya" pour relancer les participants. En véritable pître, il permit l'obtention de nombreux euros. Nous lui sommes très reconnaissants ! Nous passions également auprès des gens avec des plateaux de gâteaux ou gobelets de salade de fruits. Les dons libres étaient très appréciés permettant ainsi plus de générosité.

Mais, le temps se couvrit vers 16h et comme nous le craignions, un orage éclata vers 17h. Jessy passa une dernière fois avec son plateau de gâteaux , sa boîte de dons et son parapluie vers les derniers participants, glanant ainsi encore quelques petites pièces. La danseuse Chandra s'était changée et attendit longuement pour faire sa représentation. Malheureusement, la sono avait pris l'eau et nous ne pouvions pas prendre le risque de mettre la musique sous la pluie. Nous essayâmes différentes solutions, en vain !! Déçus et confus, nous options pour une prochaine représentation de danse lors d'un futur "show case" en fin d'année scolaire.

Les spectateurs partirent progressivement car le temps ne s'améliorerait pas . Nous décidâmes donc de tout ranger. Les commerçants me demandant régulièrement si j'avais fait le décompte des euros, je mis Denis à contribution. Il s'installa dans la remise d'un petit snack et fit les tours de petites pièces !!! Lorsque le résultat fut connu, tout le monde hurla de joie : pari gagné !

Nous installâmes à l'abri un "pot de l'amitié" à base de sangria, kir et petits biscuits pour clôturer la journée. Les deux derniers groupes n'ayant pas pu jouer en raison de la météo s'unirent à nous , proposant de revenir une autre fois pour une nouvelle manifestation. Tous les groupes firent la même proposition ! Lorsque tout fut terminé, rangé, plié vers 20h30, je pris mon téléphone et appelais Eliane pour partager la joie des résultats.

Le lendemain, la fatigue était là , une saine fatigue !

Puis dès le lundi, je repartai pour remercier encore les commerçants, leur demandant si je pouvais mettre de nouvelles affiches avec la réalisation des projets de Pascal grâce aux dons récoltés. Clôture des comptes : toutes les petites pièces jaunes comptées, recomptées, mises dans des étuis, les dernières boîtes cherchées chez les commerçants ouverts le lundi et d'autres le mardi. Petits cadeaux de remerciement pour Olivier sans qui la dynamique urbaine n'aurait pas pu se vivre et le complément de dons non obtenu. Cadeau également pour Jessy qui fit l'animateur, le quêteur auprès des spectateurs.

Chacun est désireux de recommencer une telle entreprise. Pour ma part, je suis partante car chacun a mis de son coeur, son enthousiasme, sa touche personnelle. Aucune jalousie, ni critique !

Des projets sont jalonnés pour mieux faire l'année prochaine et ramener encore plus d'euros pour Chaya ! Trois commerçants désirent garder des boîtes sur leur comptoir : merci ! Le pont de fraternité continue, merci pour tout !

Un grand sens s'est dégagé de cette aventure humaine . Personne n'en est ressorti indemne : partage, simplicité, humilité pour apporter la joie, le bonheur aux enfants de Chaya. Ne pas s'arrêter à soi, mais aller plus loin pour éclairer son prochain, partager avec lui !

La chaîne de télévision O2zone a tout filmé : C'est là
Et là



Les maisons

Les Maisons Tara sont destinées à des enfants qui n’ont ni maison ni famille étant en mesure de s'occuper d'eux. Nos maisons ne sont pas des institutions ! Elles sont délibérément de petite taille et ne contiennent jamais plus de 20 enfants.

Tara Boys, Maison pour 20 garçons
âgés de 6 à 18 ans

Créée en Août 2008, la maison héberge 20 garçons.
Tara Tots, Maison pour 20 filles et garçons
de moins de 10 ans

Créée en Janvier 2012, la maison héberge 12 tout-petits de 5 ans et moins.

Pourquoi seulement 20 enfants par maison ? Le chiffre peut paraître dérisoire quand on sait que Delhi compte plus de 100 000 enfants abandonnés. D'ailleurs les foyers locaux hébergent des centaines d'enfants.
Avant de nous lancer, nous avons visité plusieurs de ces établissements. Premier constat : il s'agit en fait de maisons de correction. Les enfants, très peu encadrés, y vivent dans la violence et l'anonymat. Ils sont (chichement) nourris, vaguement éduqués, on ne formule guère de projets d'avenir pour eux et on les remet à la rue à 18 ans sans qualification.

Nous pensons au contraire que seule une atmosphère chaleureuse et familiale peut permettre à nos enfants de se reconstruire et de s'épanouir. Que seule notre implication et notre engagement peuvent leur redonner le goût de vivre.

Chaque matin, après leur yoga, les enfants endossent leurs uniformes et se rendent à l’école. Rentrés en début d’après-midi, les Tara Tots siestent puis écoutent des histoires, font du sport et s’expriment à travers les différentes activités artistiques qui leur sont proposées. Les Tara Boys prennent des cours supplémentaires et bénéficient d’une aide individualisée pour leurs devoirs.

Le programme des enfants est chargé car en plus des matières fondamentales (anglais, hindi, maths, sciences, histoire/géo, éducation civique), ils pratiquent également l'informatique, la photo, la vidéo, la danse, le chant… Ces cours sont dispensés par un groupe de volontaires indiens et étrangers, expérimentés et passionnés, supervisés par une responsable pédagogique.

Au-delà de l'aspect thérapeutique et éducatif de ces activités, elles permettent aux enfants d'être exposés à un environnement international, de développer leur sens de la tolérance et leur donner une vision plus large du monde.

Grâce au soutien affectif et à la reconnaissance individuelle qu'ils reçoivent dans de petites unités comme les nôtres, aux activités qui leur permettent de travailler sur leur histoire et leur identité, une intense stimulation intellectuelle et culturelle, nos enfants après une phase d'adaptation s'installent et commencent à apprendre…
Et apprendre…
Avec une soif inextinguible, comme s'ils voulaient prendre leur revanche sur la vie. Chaque jour, ils nous impressionnent par leurs progrès et leur enthousiasme.

Un jour, ces enfants destinés à cirer des chaussures et à collecter des ordures iront à l'université et seront capable d'assumer de hautes responsabilités. Voici l'histoire que nous vous proposons de partager avec nous. N’hésitez pas à nous laisser un message ou à rester en contact avec tara en vous inscrivant ainsi que vos amis à notre newsletter.

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  En Inde
Pascal, Directeur de Tara
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L'adresse de Tara n'est pas publique, par soucis de protection des enfants.

En France
Eliane, Secrétaire de Chaya France
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Association Chaya France
14, rue Richard Wagner
78670 Villennes sur Seine
France