Blog de Tara, ONG pour les enfants des rues à Delhi, Inde.

samedi 11 décembre 2010

Parlez-vous Bollywood ?

La journaliste Revati Laul, Fondatrice de Onyva, prépare un documentaire dont le propos est de suivre pendant 5 ans plusieurs protagonistes de Tara.

Voici la bande-annonce du projet :



L'idée vous plaît ? Nous cherchons son producteur...

dimanche 5 décembre 2010

D’où viennent les étoiles ?

Nos amis Diane, Bertrand et leurs filles Olga, Emma et Paola nous ont rendu visite pour décorer avec nous le sapin de Noël.


  Les enfants en ont profité pour découvrir les viennoiseries. Ils en ont redemandé, plusieurs fois… Ils venaient pourtant de prendre un petit déjeuner très nutritif à base de céréales pilées et de Complan. Leur capacité d’ingestion nous laisse parfois pantois.

Puis Diane a demandé aux enfants pourquoi, traditionnellement, on accroche une étoile au sommet du sapin. Voici leurs réponses :

Kishan : « Parce que c’est ce qu’il y a de plus brillant »
Rajesh : « Parce que… euh… il y a une étoile sur le sapin » (Merci Rajesh)
Javed : « Parce qu’à l’époque de Jésus, il n’y avait pas de cartes routières »
Suman : « Pour montrer la direction »
Diljoo : « Pour nous dire ce qui est bien et ce qui est mal »
Suraj : « Parce que les étoiles viennent de la lune » (?!)
 
Shyamu : « Parce que le Père Noël est né dans les étoiles »
Sidhu : « Parce que Tara est célèbre ! » (Tara signifie "étoile" en Hindi, la palme de la bonne blague est pour Sidhu)

dimanche 14 novembre 2010

Boz !

  Un Boz est une drôle de poupée, une figurine en bois vivante créée par des enfants du monde entier et dotée d’une personnalité. « Fidèles, dévoués et joyeux », les Boz trouvent via internet une famille d’adoption qui doit veiller à leur procurer amour et sécurité.

L’artiste français Lionel Lauret est venu nous rendre visite et a animé pendant plusieurs jours un atelier pour étendre la famille des Boz. Belle opportunité pour canaliser le déchaînement créatif de nos garçons chargés d’inventer de nouveaux prototypes en carton, qui seront ensuite convertis en bois.

Ici, l’artiste dévoile les secrets de son travail devant un public attentif bien qu’un brin dubitatif :

C’est parti, l’enfant est conquis, l’enfant confectionne.

  Kishan a realisé un Boz à l'effigie de Harry Potter, qui est son héros favori car « il a eu beaucoup de problèmes étant enfant mais il est devenu un jeune homme fort ».

Kishan aime la magie car elle peut aider celui qui combat l'injustice et les « mauvaises personnes ». Au-delà de ces aspects purement éthiques, la magie présente un côté pratique puisqu’elle permet également de ranger une chambre en un coup de baguette. Enfin et surtout, Harry Potter peut voler et c'est l'un des rêves de Kishan qui adorerait se rendre en Chine (!?).

Kishan ayant besoin d'être entouré, il a pour cette raison realisé un deuxième Boz pour accompagner le premier.

Et voici les autres idées des garçons :
(Un grand merci à Lionel et à l’Alliance Française de Delhi qui nous a mis en contact)

vendredi 29 octobre 2010

Jeux du Commonwealth : On y était


Rang du haut, de la gauche: Javed, Rakesh, Jaan
Rang du bas: Sidhu, Sunil

  Ceci n'est pas une publicité pour un dentifrice. Ce sont les ados de Tara aux 19ème Jeux du Commonwealth, l’événement sportif de l’année.
OK, il y a eu aussi la Coupe du Monde de football. Disons donc l'événement du semestre.

Les seize garçons ont préparé slogans et chansons, diversement inspirés. Nos ados, soyons clairs, sont venus pour soutenir les athlètes indiens mais savent rester fair-play en reconnaissant les exploits des sportifs étrangers. « Elles sont drôlement fortes, les dames !» nous chuchote Lokesh à l’oreille, les yeux ébahis devant les pirouettes des nageuses synchronisées australiennes.

Et pendant la remise des médailles, lorsque les hymnes résonnent, l’enfant adopte une attitude solennelle et respectueuse. Sauf pour l'hymne du Kenya qui a un peu tendance à prendre son temps et couronne un bon tiers des athlètes.



Epreuve de natation, épreuve d’athlétisme au Nehru Stadium et éblouissante cérémonie de clôture : on en a pris plein les yeux et on a bien profité des Jeux.

dimanche 26 septembre 2010

Les nouvelles pensionnaires

 
Voici que viennent de nous arriver trois nouvelles pensionnaires de la famille des léporidés (des lapins, quoi).

Renommées Basanti, Champa et Dhanno, ces lapines françaises sont désormais élevées dans un contexte multiculturel hindi-anglais-yaourt. Elles font l’objet de toutes les attentions et câlins des enfants, dont l’adulte est parfois contraint de cadrer l’enthousiasme. L’enfant qui a par le passé trop étreint de lapins en peluches et a pris de mauvaises habitudes… !

Après une phase d’apprentissage, les garçons se sont montrés délicats avec leurs nouvelles amies et expliquent désormais d’un air docte aux volontaires qu’il faut être trèèèès gentil avec les animaux.

Jusqu'à l'outrance. L'enfant ne disait-il pas encore récemment (fin septembre donc) : "Monsieur, ne coupez pas le ventilateur, les lapins en ont besoin". Et comme l'adulte refuse de sponsoriser la ventilation des lapins (nos parrains et marraines nous soutiendront dans ce combat), l'enfant se persuade que le malheureux animal est à l'agonie et peine à se concentrer sur ses études.

Tara est parfois le théâtre d'épiques combats éthiques : fallait-il, ne fallait-il pas VENTILER LE LAPIN ??
(Commentez ce post et donnez-nous votre avis, nous sommes pour tout dire perplexes)



mercredi 18 août 2010

Kishan Superstar

La BBC tourne une publicité pour les Jeux du Commonwealth. Repéré pour ses talents d’acteur, Kishan a été invité à passer une audition en bonne et due forme. Beaucoup de pression car il est prévu de tourner avec le célèbre Shahrukh Khan !!
Malgré le trac, Kishan se défend comme un chef et fait évoluer son cerf-volant imaginaire dans les airs. Et l’adulte regarde, fier et franchement ému. Jusqu’où ira Kishan ?

vendredi 30 juillet 2010

Il l'a fait !

Nous avions laissé, souvenez-vous, Rajesh admis à l'essai à l'excellente mais exigeante école Saint Mary's.
La nouvelle vient de tomber : Rajesh, qui fait preuve d'un comportement irréprochable (pardon ???) et de jolis progrès est admis définitivement en CE1 pour une éducation entièrement en anglais !
Bien joué pour Rajesh donc, qui a gagné son uniforme et c'est fier et vainqueur qu'il pose aux couleurs de St Mary's sur la terrasse de Tara :


(OK, il faudra revoir la taille du short !)

dimanche 11 juillet 2010

Rajesh et les autos

L’ « auto » c’est le petit mot pour autorickshaw, ces mototaxis qui sillonnent Delhi. Nous sortons de chez le médecin qui souligne les difficultés de repérage spatio-temporel de Rajesh. C’est donc l’heure de l’atelier : Rajesh doit nous ramener à Tara.

Le premier auto, mauvais point pour nous, est assoupi. Il prétexte une panne technique pour replonger dans les bras de morphée (On n’a pas idée de déranger les gens en pleine sieste) :


Le second auto, bien réveillé et bonne pâte, nous propose le trajet pour 60 roupies. Rajesh nous en fait gagner 10 :


dimanche 4 juillet 2010

Elections

Les enfants doivent élire leur délégué, qui pour un mandat de 6 mois participe aux réunions d’équipe et même au conseil d’administration.

Voici les affiches de la campagne :
  Suraj promet aux enfants de « réaliser [leurs] rêves », ni plus ni moins. Et il précise cette ambitieuse déclaration d'intention par une assertion plus concrète: « Si quelque chose est cassé, je le ferai réparer ».

On peut regretter le choix de la photo, qui ne donne pas vraiment l’impression que Suraj va se tuer au travail mais c’est le choix de l’enfant, à Tara on respecte.
  Jaan préfère mettre en avant son expérience puisqu’il a brillamment assumé ce poste par le passé.

Habile, il flatte le petit (il sait que les «Smalls» Shyamu, Kishan et Rajesh disposent d’un bulletin de vote pour 3 et il compte bien le récupérer) tout en rappelant aux plus grands qu’on leur doit le respect, ce qui dans une logique implacable débouche sur l’évidence de son élection, puisqu’il est lui-même le plus ancien.
C'est finalement Jaan qui l'emporte à l’issue d’un scrutin plus serré que prévu.

jeudi 17 juin 2010

Tara à la plage

Sidhu et Rakesh, en vacances dans le Sud de l'Inde, découvrent la mer pour la première fois ("Monsieur, c'est dur de croire qu'il y a quelque chose de l'autre côté de la mer") :


La mer au Kerala, mais aussi les éléphants (un peu agités, on s'attendait à un animal plus placide et heureux de faire notre connaissance), une plantation de thé à Ooty et plaisir suprême : prendre l'avion ("Monsieur, il n'y a rien dans le ciel à part des nuages ??") :




Invités au foyer Jeevan Jyoti près de Bangalore, Rakesh, Sidhu et notre stagiaire Caroline expliquent au personnel les secrets du chapati Nord-Indien, mais les didis imperturbables semblent nettement préférer leur bon vieux chapati Sud-Indien :



Et pour continuer dans les transferts technologiques Nord/Sud, nos garçons prennent un cours de danse dispensé par les filles de l'établissement. Sidhu est beaucoup plus à l'aise que Rakesh qui se demande bien ce qu'il est venu faire dans cette galère :



mercredi 2 juin 2010

La salle informatique

Constatant la passion des enfants de tous âges pour l'informatique et fatigués d’avoir à déloger les squatteurs de nos ordinateurs de bureau, nous avons décidé de monter une salle dédiée à Tara.

Motivés en diable, nos grands ont aidé les menuisiers à hisser les bureaux flambants neufs confectionnés pour les ordinateurs.



Désormais, l’enfant peut rejouer à l’envie son CD-Rom Je deviens Kung Fu Master au Temple du Dragon, qu’il continue à trouver tout aussi fascinant après quelques centaines de visionnages, alors que l’adulte, depuis longtemps, a fait connaître son irritation au sujet de la musique synthétique pseudo Okinawa qui accompagne chaque mouvement de l’apprenti karateka virtuel.

La salle informatique héberge ces jours un atelier trucage photo et HTML :



La salle informatique de Tara est sponsorisée par Main Tendue et Delhi Footlights.

mercredi 19 mai 2010

Retrouvailles

Il y a 11 ans, dans une rue de New Delhi, deux frères nommés Sidhu et Sidhant ont couru… dans des directions opposées. Deux petits garçons séparés par la vie qui ne se sont jamais retrouvés.

« Je cherche mon frère » nous avait dit Sidhu à son arrivée à Tara. Nous l’avons aidé du mieux que nous pouvions mais dans un pays d’un milliard d’habitants, comment retrouver Sidhant ? Nous avions fini par perdre espoir. Il y a quelques jours, lors d’une convention d’ONG, nous a appris par hasard que Sidhant était bien vivant, qu’il habitait à Delhi. Quelques jours plus tard, les deux frères se sont retrouvés nez à nez. Comment décrire ce qui s’est passé quand leurs regards se sont croisés ?



Le reste leur appartient. C’est avec leur accord que nous publions cette photo, prise leur jour de leurs retrouvailles.

Sidhant est aujourd’hui un jeune homme de 20 ans, qui vient de passer son bac. Sidhu n’est plus seul au monde. Les miracles existent, nous pouvons le certifier.

mardi 18 mai 2010

Argh...

L’école avait commencé depuis plusieurs semaines quand nous avons reçu cet étrange appel du Principal de Sarvodya : une nouvelle circulaire du Ministère de l’éducation nous demande de fournir un certificat de classe 8 (4e dans le système français) pour les élèves de classe 9, soit Suman, Jaan et Sidhu.

    Un certificat que nous ne pouvons bien entendu pas fournir étant donné la situation particulière de nos garçons. Les supplications au ministère n’y ont rien fait, nos 3 grands ont dû quitter la classe. Une déception au caractère particulièrement humiliant qui a littéralement désespéré nos garçons.

Suman étant le plus jeune, nous avons décidé de le rétrograder en classe 8. Reste à le remotiver, ce qui n'est pas une mince affaire.
Pour Sidhu et Jaan, plus âgés et plus avancés dans leurs études, un tel retour en arrière n’aurait aucun sens, nous avons donc décidé de les garder à Tara, les préparer via un système par correspondance et un soutien de notre équipe pédagogique pour passer l’an prochain leur examen de classe 10, très important en Inde et qui devrait leur permettre de récupérer le système de droit commun en 2011 s’ils obtiennent des notes supérieures à 60%.

Hauts les cœurs ! Les nouvelles ne sont pas toujours roses à Tara. Une fois encore, ce seront le courage et la détermination de nos garçons qui feront la différence.

dimanche 9 mai 2010

Culottes longues et culottes courtes

Voici la composition des équipes d'écoliers :
  Équipe Laxman
Laxman Public School a admis Sameer et Lokesh en grande section de maternelle. Asif, quant à lui en 6e, était stupéfait devant l'impressionnante liste d'options proposées aux élèves comme partie intégrante de leur cursus. On aurait dit qu'il était au restaurant, devant la carte des desserts. C'est en se pourléchant les babines qu'il a choisi les cours de français, le club informatique et le roller.
  Équipe Sainte Marie
St Mary School a admis Shyamu sans difficultés en CE1 où il impressionne la maîtresse avec son anglais. Javed a été admis en 5e grâce à un incroyable numéro de charme à la Principale "Madame, aller à l'école c'est le rêve de ma vie". Javed irradie, tellement fier d'évoluer au milieu des enfants polis et éduqués de cette prestigieuse école. Il s'est lui aussi mis au Français en 3e langue et récite d'un air gourmand ses verbes du premier groupe.
  Le Légionnaire de Saint Paul
Diljoo, qui avait réussi 3 examens d'entrée dans des écoles différentes, joli parcours, se heurtait à chaque fois à des problèmes d'effectifs dans les classes et s'est retrouvé en liste d'attente. Une longue et angoissante attente qui s'est soldée par une admission en CM2 à St Paul School, une école accréditée par le British Council. Le soulagement sur son visage a remué les tripes des plus solides d'entre nous. Diljoo est ensuite tombé en adoration devant le personnage de Saint Paul, dont il nous vante régulièrement les mérites.
  Équipe Sarvodya
Nous avions identifié cette bonne école publique hors de notre secteur et avons dû négocier âprement pour que nos garçons y passent un test d'admission. La Sarvodya Vidyalya de RK Puram, connue pour son bon niveau en maths et en sciences, a admis Kishan en CE1, Ramu en CM1, Afrez et Rakesh en 6e, Sunil et Suraj en 5e, Suman, Sidhu et Jaan en 3e.
  Le cas Rajesh
Rajesh, dont l'agitation a mis à l'épreuve la patience de bien des maîtresses et des volontaires de Tara, expert en dégustation de gomme et en perturbation de classe, restait le cas difficile à résoudre. Comment le faire admettre dans l'un de nos établissements partenaires sans compromettre notre réputation sur 16 générations ??
C'est finalement l'école Sainte Mary qui lui a donné sa chance dans une classe de petit effectif, avec une maîtresse particulièrement attentive. Rajesh est pris en CE1 à l'essai et comme l'indique sa mimique ci-contre, il est conscient qu'il doit gagner sa place en se bien comportant. L'effet stimulant de cette marque de confiance s'est immédiatement manifesté. C'est désormais un Rajesh transformé qui nous réclame des devoirs supplémentaires ! Les miracles existent, reste maintenant à tenir la distance...

Et pour répondre à la question posée par le titre de ce post, la culotte courte est portée en primaire et laisse sa place au port du pantalon au collège.
Dans la plupart des cas et à une exception près, saurez-vous la trouver?

samedi 1 mai 2010

Le prestige de l'uniforme

Voici la photo la plus demandée par nos fidèles lecteurs depuis le début de notre jeune histoire: cette fois ça y est, tous les garçons sont scolarisés (et bien scolarisés) !



Revenons sur les épisodes précédents : nous avions déscolarisés les enfants il y a un an quand nous avons réalisé le niveau catastrophique de l’école voisine où ils se rendaient. La plupart des établissements souffrant des mêmes carences, nous avons fait le pari de faire admettre les enfants dans des écoles de meilleur niveau, avec une éducation en Anglais et un diplôme reconnu à la clé.

C’était, nous l’avons vite compris, vouloir franchir le très haut mur de ségrégation sociale dressé autour des bons établissements.

Notre coordinatrice pédagogique Liz est entrée en contact avec 9 écoles publiques et 28 écoles privées, un parcours du combattant et une épreuve pour les nerfs. Quelques litres de thé ingérés plus tard, de discussions de marchand de tapis avec les Principaux (nous avons été jusqu’à troquer des cours de Français contre une admission) en supplications au Ministère de l’Education pour faire admettre des garçons sans papiers d’identité ni acte de naissance, Liz a fait carton plein puis, sa mission accomplie, s'en est rentrée le cœur léger en sa natale Angleterre.

Nous reviendrons très bientôt en détail sur les affectations des uns et des autres.
Pour aujourd'hui, nous savourons ce beau pied de nez à la fatalité.

vendredi 2 avril 2010

Un grand bol d'eau

Les examens sont terminés. Les dés sont jetés, nous attendons les résultats. Un an d’efforts pour rattraper le niveau, la pression qui retombe et la température qui commence à monter. Nous décidons d’immerger l’enfant pour le rafraîchir. Grâce à nos amis australiens Peter Askew et Rilka Macainsh, la société Beyond Business Connections sponsorise des cours de natation. Une séance hebdomadaire en Avril et en Mai, puis une semaine de cours intensifs fin Mai.

  Mais flotter correctement, c’est toute une affaire et le fruit d'un long apprentissage. Quelques litres d’eau avalés plus tard, Diljoo commence à se débrouiller comme un chef.

Enfin, pour le moment, comme un sous-chef.
  Rajesh a beaucoup plus de mal, en dépit d’une panoplie de marsouin de combat.

Le mieux est encore de rester sur le bord et de bouger mollement des jambes pour donner le change et masquer la cruelle réalité : le battement rythmé n'est pas acquis, mais alors vraiment pas, Rajesh s'obstinant à donner des coups de pieds désordonnés. Sans propulsion adéquate, il finit systématiquement sous l'eau et les sarcasmes de ses camarades vraiment pas compatissants.