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  Tara

    Chacun est roi en sa maison

4 murs, 1 toit et pas mal d’ouvertures

mercredi 19 janvier 2011
    Tara, c’est d’abord une maison. Un bâtiment de deux étages, surface totale 300m² que nous louons au Sud de Delhi pour le modique loyer mensuel de 500 euros.

Modique mais dont il faut impérativement s’acquitter !

Aidés en cela par l’association Main Tendue qui regroupe des expatriés francophones de Delhi, nous avons aujourd’hui besoin de vous pour nous aider à payer le loyer.
En souscrivant à nos Forfaits Cabane, vous cumulez chaque mois une cagnotte qui nous permet en fin d’année de régler un mois de loyer.
Montant cumulé par le parrain après un an : 360€
Montant de la contribution mensuelle Main Tendue : 140€

Total : Vous offrez aux enfants de Tara une Maison pour un mois. Lequel choisirez-vous ?
    Janvier
Janvier à Delhi, 12°. « Verrrrry cold, Sirrrr » répètent à l’envi les enfants. Et c’est vrai que 12°, sans chauffage…
Au sortir des vacances d’hiver, on reprend l’école avec entrain mais aussi un peu d’appréhension car la fin de l’année scolaire est en mars, eh oui déjà, avec son cortège d’examens.
En janvier, Tara bosse et stresse un brin.

L'Association "Cœur à Cœur Franco-Indien" (Salon de Provence) sponsorise chaque mois le loyer du mois de janvier.
    Février
En février, la température remonte à un confortable 18° mais les enfants continuent à trouver qu’il fait « verrrrry cold, Sirrrr ».
Les volontaires, eux, sont ravis et parlent de s’installer en Inde définitivement. Ils changeront d’avis en mai !
Un épais brouillard recouvre New Delhi, ce qui amuse beaucoup les enfants, qui pensent que les dieux fument.

L'Association "Les Sourires de New Delhi" (Bordeaux) alimente la poétique idée de la fumée divine en cotisant chaque mois pour le loyer du mois de février.
    Mars
Printemps express à Delhi, juste pour un petit mois.
Mars, c’est l’angoissante période des examens de fin d’année.
Le calvaire passé, c’est avec délice que Rakesh et Sunil montent leur matelas sur le toit et parfois se tapent sur la tête avec un oreiller. Une coutume hindoue, probablement.

L'Association "Les Sourires de New Delhi" (Bordeaux) arrondit les fins de mois du marchand d’oreillers en cotisant chaque mois pour le loyer du mois de mars.
    Avril
Avril, c’est déjà l’été. L’année scolaire reprend aussitôt, les vacances seront pour la canicule.
Promu une classe au dessus, l’enfant exulte et montre ses notes à tous les visiteurs, le laitier et le plombier sont priés de s’extasier.
Avril, c’est l’apparition des mangues ! Fruit chéri des enfants, la mangue est plébiscitée et il faut se bagarrer pour leur faire avaler une simple pomme. Où l’on retrouve l’habituel sens de la mesure de l’enfant.

Brune Poirson et Nicolas Miailhe (New Delhi) font chaque mois mûrir le loyer du mois d'Avril.
    Mai
A Delhi en mai, l’adulte se dit qu’il ne survivra pas. Puis il se découvre plus coriace qu’il le pensait. L’enfant, lui, commence à trouver qu’il fait bon ! Nous n’avons pas les mêmes valeurs.
Mi-mai, ce sont les vacances d’été.
On va beaucoup à la piscine et les enfants changent de couleur, ce qui nous enchante mais les mortifie « Monsieur, on est tout moches maintenant ».
Ceux qui le peuvent partent en famille pour quelques jours, les autres partent en camp. En camp, principale occupation : trouver une girlfriend. Ci-contre, Jaan et Sidhu les Mike Brant de Tara.
Brune Poirson et Nicolas Miailhe (New Delhi) sponsorisent la saison du bronzage et des girlfriends. Ils entonnent chaque mois Mon cœur te dit je t’aime en finançant le loyer du mois de Mai.
    Juin
Delhi en juin, épreuve de survie. Le thermomètre monte parfois jusqu’à… 50°.
Oui, c’est horrible.
Ecrasé de chaleur, l’adulte, surtout le modèle occidental, ne s’éloigne jamais plus de 30 secondes d’un ventilateur. Profitant de la mobilité réduite des agents de surveillance, l’enfant grimpe sur le toit pour toutes sortes de facéties à base de projection d’eau. Il redescend généralement en pleurant car le jeu a dégénéré. Et ce n’est bien entendu pas lui qui a commencé.

Michael et Sandrine Keroulle (New Delhi) ont opté pour le four maxi-grill à chaleur tournante qui hydrate et sale la viande tout en la rôtissant jusqu’à l’os, ils sponsorisent le loyer du mois de juin.
    Juillet
En juillet, il y a une bonne et une mauvaise nouvelle.
La bonne c’est qu’on perd quelques degrés, juste au moment où l’on avait pourtant bien cru voir venir la mort.
La mauvaise c’est que l’air se charge d’une humidité poisseuse, qui vous colle à la peau, comme la chemise que vous portez. Juillet à Delhi, c’est un peu comme passer du sauna au hammam.
L’enfant, lui n’en a cure, il se poudre de talc comme une marquise des temps jadis. Et puis c’est la grande rentrée, pensez s’il a d’autres chiwawas à fouetter.
Discount sur le talc pour Evelyne Sirejols (Delhi) qui cotise toute l'année pour le loyer du mois de juillet.
    Août
Arrivée théâtrale de la fameuse mousson. Vous pensez que la mousson c’est de la pluie ? Erreur.
La mousson c’est comme de retourner une bassine d’eau. Ce ne sont pas des gouttes qui tombent mais des paquets.
Infiltrée tous azimuts, la pauvre maison en prend d’ailleurs un sacré coup chaque année.
Les petits de Tara raffolent de cette saison. Vêtus à la Tarzan, ils grimpent en criant sur le toit et s’ébrouent joyeusement sous le déluge. Mais ils nous interdisent de publier les vidéos sur ce blog « parce que, Monsieur, on est tous nus et on crie, ce n’est pas respectueux ».
Jacqueline Pelat (Paris) réunit des liquidités pour le festival de l’eau qui tombe en marrainant le loyer du mois d'août.
    Septembre
La mousson s’estompe, les grosses chaleurs aussi. On dit au revoir aux mangues pour un an et on retrouve du goût aux pommes. Les résultats du premier trimestre viennent de tomber et les remarques des professeurs ont été prises très au sérieux. Trop parfois puisque certains vont jusqu’à se priver de manger. Ils sont considérés par les autres comme des intégristes.

Jacqueline Pelat (Paris) prépare toute l’année le retour d’un climat tempéré en marrainant le loyer du mois d'octobre.
    Octobre
Le mois de Diwali, la plus importante des fêtes hindoues. On commence par brûler l’effigie d’un infâme moustachu à plusieurs têtes et autant de grosses moustaches, un méchant roi du Sri Lanka nommé Ravanna qui est allé chercher des noises il y a quelques milliers d’années au vénéré Seigneur Ram.
20 jours plus tard, on repeint la maison et on allume un peu partout les petites bougies de Diwali pour guider dans la nuit Ram qui revient de la guerre.
A Diwali surtout, on mange beaucoup de pâtisseries et c’est ça qui importe le plus à l’enfant, qui est parfois bassement matérialiste.
Jacqueline Pelat (Paris) sponsorise le loyer du mois d'octobre.
    Novembre
Il y a environ 260 à 251 millions d'années, le sous-continent indien était situé entre 55 et 75° de latitude sud, au nord de la zone qui allait former la plaque antarctique. Elle bénéficiait probablement alors d'un climat analogue à celui du Groenland actuel.
L'enfant dont les vies antérieures remontent probablement à cette époque, vous le dit et vous le redit: "Verrrry cold Sirrr".
En novembre, Vishnu notre cuisinier prépare du halwa de carottes, délicieuse déclinaison indienne de la compote de pommes. Et les enfants de 12 ans et plus ont droit à une tasse de thé crémeux par jour. Et l’adulte court après les tasses vides et non lavées, menaçant, invectivant.
D’où l’on déduit que l’adulte est plus mobile à la saison froide.
Jacqueline Pelat (Paris) sponsorise le loyer du mois de novembre.
    Décembre
Pour un mois, on se remet à croire au Père Noël. On sait bien pourtant qu’il n’existe pas, on en a vu trop de faux et pourtant, sous les airs bravaches, on aimerait quand même bien y croire encore un peu. Se pourrait-il que… cette année…?
Puis Santa arrive, on lui tire la barbe pour confirmer que c’est bien la personne dont on a reconnu les chaussures au premier coup d’œil, tandis que le malheureux volontaire dans le costume tente de se dégager dignement et lance un Jingle Bell désespéré pour sauver sa crédibilité. Décembre est dur pour les Père Noëls à Tara.
Jacqueline Pelat (Paris) prépare toute l'année le retour des vieux mythes en économisant pour le loyer du mois de décembre.

Forfaits
"La Tisane des 2 Marmottes"
"Silent Night"
"Sweet Dreams"
"Safe at Night"

Chacun de ces forfaits représente 8 nuits par mois supervisées par un éducateur/veilleur de nuit qualifié.

Superviser le sommeil des enfants et nous assurer qu'ils sont en sécurité est notre toute première mission, la plus fondamentale.
Coût : 31€/mois.

Marion Faidherbe (New Delhi) marraine "La Tisane des 2 Marmottes".
Axel Ferreyrolles (Forbach), parraine le forfait "Safe at Night".
Alessandra Nicola (New Delhi) marraine à la fois les forfaits "Sweet Dreams" et "Silent Night".

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